Notre culture occidentale aborde la maladie de la même manière qu’une problématique de notre vie…
✦ ✦ ✦ 2 septiembre 2022 · 2 min de lecture
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Notre culture occidentale aborde la maladie de la même manière qu’une problématique de notre vie professionnelle : la guérison doit être rapide.
Cependant, la nature nous rappelle qu’il y a un temps nécessaire pour que la vie puisse se développer. Ainsi, la guérison n’est pas un processus instantané.
Même avec les meilleures plantes médicinales, une alimentation correcte, bref, une vie saine, notre santé a besoin de temps.
धातुDhātu – Nos tissus
Dhātu signifie ce qui « soutient, maintient, nourrit et supporte ».
Ce sont les tissus de notre corps et ils sont au nombre de sept.
Ils sont formés à partir de ce que nous mangeons : une fois que la portion nutritive (ahara rasa) de notre bol alimentaire est assimilée, elle va venir nourrir chacun des sept tissus, l’un après l’autre.
Cette nutrition est possible grâce aux dhātvāgni : les feux digestifs pour chacun des tissus.
Chaque dhātu dispose d’un feu digestif pour sa propre formation.
Selon certains auteurs, il faut 3015 kāla soit cinq jours à un tissu pour être constitué. (Su.Su 14/14).
Ainsi, 35 jours sont nécessaires pour que nos sept dhātu(s) se forment complètement.
कालKāla – Le temps
La formation des dhātu(s) est un processus de raffinement qui nécessite du temps et de la patience.
Le temps pour corriger un déséquilibre dépend notamment de trois autres facteurs :
1Agni (feu digestif) : sans un bon feu digestif, même une alimentation saine et de bons remèdes ne suffiront pas.
Ainsi, lorsque le feu digestif est déséquilibré, la première priorité d’un protocole thérapeutique est de rétablir celui-ci, ce qui peut prendre plusieurs semaines.
2Shatkriyakala (stade de la maladie) : on classe 6 stades d’avancement d’une maladie, allant de l’accumulation d’un dosha dans sa loge (Sancaya) à la destruction des tissus du corps (Bheda).
Plus le déséquilibre est à un stade avancé, plus le traitement sera long.
3Virya (vitalité) : notre capacité d’autorégulation qui est conditionnée par l’hérédité (Para Ojas), la saison (Ṛtu) et l’âge (Avasthā).
Malgré le peu d’influence sur le troisième facteur, le thérapeute ayurvédique en tient compte pour son diagnostic.




