Faut-il prendre des compléments alimentaires en hiver ?
✦ ✦ ✦ 23 décembre 2025 · 2 min de lecture
L’apport de complément alimentaire n’est normalement pas nécessaire si l’alimentation est correcte.
Or, l’exposition quotidienne aux écrans, le manque de synchronicité avec la nature et l’alimentation qu’engendre la vie moderne génère des carences et des déséquilibres que l’alimentation ne peut pas toujours compenser.
Il est important de noter que les principes de traitements de l’Ayurvéda, bien qu’étant universel, ont été posés dans un contexte bien différent du nôtre.
La présence de polluants, d’écrans et la qualité des aliments n’étaient pas les mêmes.
Pauvreté alimentaire :
L’industrialisation de l’agriculture a engendré une logique de production orienté vers la quantité plutôt que la préservation de la qualité.
Les processus d’hybridation, la dégradation des sols et les processus de conservation (chambre froide, stérilisation, conserve) et de chauffage (micro-onde) sont des facteurs sources de perte nutritive des aliments.
D’autant plus que ces procédés rendent les aliments plus lourds et favorisent l’indigestion et la malabsorption.
Vāta :
L’exposition aux écrans, le décalage vis-à-vis des cycles naturels et la mobilité que génère la vie moderne sont sources d’aggravation importante de Vāta.
Sur le long terme cette aggravation engendre des épuisements nerveux et des carences qu’il est difficile de calmer uniquement avec l’alimentation.
Explication :
Le cortisol augmente l’élimination du magnésium et le cerveau stressé consomme davantage d’oméga-3 pour se protéger. En plus de ces pertes, Vāta génère un déséquilibre d’Agni qui réduit notre capacité d’absorption et des situations d’inflammations intestinales.
De plus, la réponse Rajasique à cette aggravation génère une confusion importante et le changement d’alimentation ou d’hygiène de vie peut générer un stress encore plus important.
L’hiver, par son aspect « kleda » est favorable à la complémentation pour retrouver un équilibre nerveux et nourrir les dhātu(s) asséchés par Vāta pour le reste de l’année.
Exemple de complémentation pour Vāta l’hiver :
Les oméga 3 type DHA/EPA (petits poissons)
Le zinc si l’immunité et la peau sont atteints (en consommant des huîtres ou en complément direct si la carence est avérée)
Le magnésium couplé à des plantes régulatrices du système nerveux en fonction de l’état actuel (rhodiola, teinture mère d’avoine, bourgeon de figuier, aubépine).




