La chronique du VaidyaĀyurveda

L’Efficacité des Plantes Āyurvédiques

✦ ✦ ✦ 19 juillet 2024 · 2 min de lecture
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Quels sont les quatre facteurs de la guérison ?

Selon les textes de l’Āyurvéda :

  • Le patient et ses qualités (rōgī)
  • La compétence du Vaidya (bhiṣak)
  • Le savoir-faire des thérapeutes (upasthā) dans la mise en œuvre des soins
  • Les qualités des remèdes utilisés (dravya)

« Un remède est idéal s’il est disponible en abondance, avec des principes actifs puissants, la possibilité de le préparer sous diverses formes et avec des qualités qui restent intactes lors du processus de transformation, puis dans le temps. »

(Ca.Su 9/7)

Se pose alors la question : une plante venue d’Inde, qualifiée « d’Āyurvédique » par un marketing bien pensé, est-elle le remède le plus efficace ?

La puissance d’une plante dépend :

  • de l’endroit où elle est cultivée
  • du moment de récolte
  • de la méthode de conservation

1 – Biotope :

Le biotope, c’est-à-dire le lieu de vie d’une plante définit en grande partie sa puissance.

Pour pouvoir se développer dans un climat rude, comme la montagne par exemple, la plante doit développer une force plus importante pour survivre.

Ainsi, plus la plante pousse dans un climat rude, plus elle sera puissante et une culture industrielle en réduit sa puissance.

2 – Moment de la récolte :

La récolte d’une plante doit être réalisée au moment où le prāṇa, la force de vie, est à son maximum.

Le prāṇa est concentré dans les feuilles au printemps, puis les fleurs en été, puis les racines à l’automne et jusqu’au printemps. Récolter des racines en été ne donnera pas la même puissance qu’à l’automne.

De plus, avec la récolte les racines en fin de journée, nous bénéficions de la descente du prāṇa vers celles-ci.

3 – Méthode conservation :

Le séchage est le plus courant pour préserver les principes actifs d’une plante. Plus le séchage est doux et se fait dans le temps, plus les principes actifs et surtout subtils seront conservés.

Conclusion :

L’essentiel est de respecter les trois principes ci-dessus plutôt que de s’attacher de façon dogmatique à une plante citée dans les textes anciens.

Bien entendu, certaines plantes exotiques ont des qualités uniques et restent indispensables pour l’élaboration de certains remèdes.

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Cette chronique āyurvédique est un travail d'équipe : Atma Singh en est le rédacteur. Il s'appuie sur un choix de thème et une réflexion préparatoire approfondie de la part de Luc Maudonet, lui-même inspiré par les enseignements qu'il a reçus de Narendra Das, notre Vaidya. Découvrir son parcours →